Incontinence urinaire chez la femme : causes, types et traitements
Comprendre l'incontinence urinaire féminine : causes, types et solutions, dont la méthode TVT.
En bref : L’incontinence urinaire est la perte du contrôle des urines, plus fréquente après des accouchements multiples ou difficiles et après la ménopause. Ses deux formes principales sont l’incontinence d’effort, au rire ou à la toux, et l’incontinence par urgenturie, après une envie soudaine. Plus de 50 % des femmes concernées sont améliorées par la rééducation du périnée ; il existe aussi des médicaments et la chirurgie (TVT). La plupart des cas ont une solution : n’hésitez pas à consulter.
Peu de femmes osent parler à leur gynécologue de l’incontinence urinaire, cette difficulté à contrôler la miction. C’est pourtant dommage, car ce trouble est fréquent, en particulier chez les femmes ayant vécu un ou plusieurs accouchements par voie basse, des accouchements difficiles, ou traversant la ménopause. Sachez qu’il existe des solutions, et qu’il est tout à fait normal d’en parler à votre médecin.
Ces femmes se répartissent généralement en trois groupes :
- A- Celles qui ressentent le problème et cherchent activement une solution.
B- Celles qui ressentent le problème mais sont gênées d’en parler.
C- Celles qui pensent que l’incontinence urinaire est une fatalité qui touche toutes les femmes, sans imaginer qu’il s’agit d’un problème médical qui peut être pris en charge.
Des études ont montré que la vie quotidienne de 60% des femmes qui se plaignent d’incontinence urinaire s’en trouve affectée, et que pour les 40% restants, c’est leur vie intime qui est impactée.
Dans 75% des cas, ce trouble affecte également le bien-être psychologique, tandis que 20% de ces femmes estiment que leur quotidien en est devenu difficile à vivre.
Les différents types d’incontinence urinaire
A- L’incontinence d’effort : il s’agit d’une perte involontaire d’urine déclenchée par un effort soudain, comme le rire, la toux, les éternuements ou certains mouvements.
B- L’incontinence par impériosité (ou urgenturie) : il s’agit d’une perte involontaire d’urine survenant juste après une envie pressante et soudaine d’uriner.
C- L’incontinence mixte : elle associe une incontinence d’effort et une incontinence par impériosité.
Comme évoqué plus haut, l’incontinence urinaire peut apparaître après des grossesses répétées et des accouchements, qui peuvent affaiblir les muscles du plancher pelvien et les tissus qui soutiennent l’urètre et son sphincter. Elle peut aussi être favorisée par des infections urinaires à répétition, une toux chronique, ou les changements hormonaux liés à la ménopause.
Le traitement de l’incontinence urinaire
- Les méthodes de traitement dépendent du type d’incontinence diagnostiqué :
A- Traitement naturel de l’incontinence urinaire
Il repose sur des exercices physiques adaptés, visant à renforcer les muscles du plancher pelvien et à mieux soutenir la vessie. Plusieurs études ont constaté qu’une pratique régulière de ces exercices pouvait aider durablement plus de 50% des femmes concernées, tandis que d’autres observent une amélioration significative sans disparition complète du trouble.
Ces exercices sont plus efficaces lorsqu’ils sont supervisés par un kinésithérapeute formé pendant au moins 3 mois. En cas d’incontinence par impériosité, une rééducation vésicale (augmentation progressive de l’intervalle entre les mictions) d’au moins 6 semaines est recommandée. Perdre l’excès de poids, arrêter de fumer et réduire la caféine et les boissons gazeuses aident également. Ces mesures devraient être essayées avant d’envisager une chirurgie.
- B- Traitement médical de l’incontinence urinaire : en cas d’incontinence par impériosité (vessie hyperactive), on utilise des comprimés qui détendent la vessie (comme la solifénacine ou le mirabégron), et les œstrogènes vaginaux peuvent aider après la ménopause. Si ces traitements ne suffisent pas, des injections de toxine botulique (Botox) dans la vessie peuvent être proposées. Les médicaments n’aident généralement pas l’incontinence d’effort.
C- Traitement chirurgical de l’incontinence urinaire
Dans les cas plus difficiles, différentes techniques chirurgicales ont été développées au fil des années. Certaines sont réalisées sous anesthésie générale, par laparotomie ; d’autres se pratiquent par voie vaginale. Ce sont des méthodes plus complexes, nécessitant un temps de récupération assez long avant de reprendre une vie quotidienne normale, en plus d’un taux de succès

plus limité, jusqu’à la mise au point de la technique dite du TVT (bandelette sous-urétrale libre, tension-free vaginal tape), qui a donné de très bons résultats pour l’incontinence d’effort (elle ne traite pas l’incontinence par impériosité). Comme la bandelette est en treillis synthétique (mesh), les bénéfices, les risques et les alternatives (comme la colposuspension, une bandelette faite à partir des tissus de la patiente, ou des injections de volumisant) doivent être discutés avec soin avant de choisir la chirurgie pour traiter l’incontinence urinaire.
Qu’est-ce que le TVT ?
Le TVT est une bandelette spéciale utilisée pour soutenir l’urètre et limiter les fuites d’urine lorsque la vessie est soumise à des pressions, comme lors de la toux ou du rire.
Cette bandelette est mise en place lors d’une intervention mineure, sous anesthésie rachidienne : la patiente reste éveillée et doit tousser à la demande du chirurgien afin de vérifier, en direct, l’absence de fuite et le bon résultat de l’intervention.
L’opération consiste à réaliser une petite ouverture dans la paroi antérieure du vagin, sous le milieu de l’urètre, afin de placer la bandelette ; elle dure environ 30 minutes. La patiente peut généralement rentrer chez elle le jour même ou le lendemain. Une légère douleur peut être ressentie pendant 24 à 48 heures après l’intervention, habituellement soulagée par un antalgique simple, ainsi qu’une gêne passagère pour uriner, facile à surmonter. Une femme qui travaille a généralement besoin de deux semaines d’arrêt et doit éviter le port de charges lourdes durant cette période. En règle générale, elle retrouve son activité physique habituelle environ huit semaines après l’opération, avec une consultation de suivi prévue six semaines après l’intervention.
Les complications possibles de l’intervention TVT
1 – Saignement
2 - Lésion de la vessie ou de l’urètre pendant l’intervention, difficulté à vider la vessie, ou nouveaux symptômes d’urgenturie
3 - Problèmes liés au treillis (peu fréquents) : la bandelette peut s’exposer dans le vagin ou s’éroder vers la vessie ou l’urètre, ou provoquer des douleurs persistantes au niveau de l’aine, du pelvis ou pendant les rapports ; ces complications peuvent nécessiter une nouvelle chirurgie et ne sont pas toujours entièrement réversibles
4 - Infection urinaire
5 - Échec ou dysfonctionnement de la bandelette
Taux de réussite = 92%
Ce type d’opération est réalisé par le Dr Najeeb Layyous.


Si vous ressentez une gêne liée à l’incontinence urinaire, n’hésitez pas à en discuter avec l’équipe de la clinique du Dr Najeeb Layyous, qui pourra vous orienter vers la solution la plus adaptée à votre situation.
Dr Najeeb Layyous F.R.C.O.G
Obstétricien consultant, gynécologue et spécialiste de l’infertilité
Nous sommes reconnaissants d’avoir affaire à un tel médecin — très attentionné, il traite chaque cas séparément. Nous aurions aimé passer plus de temps avec lui, mais il n’était jamais pressé pendant notre rendez-vous.