Causes du retard des règles avec un test de grossesse négatif
Règles en retard et test négatif ? Causes fréquentes : stress, ovaires polykystiques, thyroïde, symptômes associés et quand consulter.
Retard de règles avec un test de grossesse négatif : causes, symptômes et quand consulter
En bref : Un retard de règles avec un test de grossesse négatif est fréquent, et la cause est souvent simple : stress, variation de poids ou test fait trop tôt. Parmi les causes médicales fréquentes figurent les ovaires polykystiques, les troubles de la thyroïde et l’élévation de la prolactine. Si vos règles ont une semaine de retard et que le test est négatif, refaites-le quelques jours plus tard ou faites une prise de sang, et consultez si vous n’avez pas eu de règles depuis trois mois ou si d’autres symptômes apparaissent.
Quand parle-t-on de retard de règles ?
Un cycle normal revient tous les 21 à 35 jours, et sa durée varie d’une femme à l’autre. On parle de retard lorsque les règles ont plus d’une semaine de décalage par rapport à votre date habituelle.
Le test négatif peut-il être faux ?
Oui, et c’est la première chose à envisager, surtout si :
· Vous avez fait le test trop tôt, avant que l’hormone de grossesse ait suffisamment augmenté.
· L’ovulation a été tardive ce cycle-ci : la grossesse et l’hormone sont alors elles aussi plus tardives.
· Vos urines étaient diluées parce que vous aviez bu beaucoup d’eau.
Que faire : refaites le test trois à sept jours plus tard avec les premières urines du matin, ou faites un dosage sanguin de l’hormone de grossesse, plus précis.
Les causes fréquentes d’un retard de règles avec test négatif
1. Le stress
Le stress augmente le cortisol, qui peut retarder l’ovulation, et donc les règles. Cela arrive avec la pression au travail, les examens, les soucis familiaux ou même un voyage.
2. Les variations de poids et le sport excessif
Une perte de poids importante ou rapide, une alimentation insuffisante ou un sport très intense peuvent bloquer l’ovulation. Une prise de poids importante peut aussi dérégler le cycle.
3. Les ovaires polykystiques
L’une des causes les plus fréquentes de cycles irréguliers. Ils peuvent s’accompagner d’acné, d’une pilosité excessive du visage et du corps, et d’une prise de poids.
4. Les troubles de la thyroïde
Une thyroïde trop ou pas assez active peut retarder les règles ou les rendre irrégulières.
5. L’élévation de la prolactine
Elle peut provoquer un écoulement de lait par les seins en dehors de l’allaitement, et parfois des maux de tête. Certains médicaments peuvent augmenter cette hormone.
6. L’allaitement
L’allaitement peut retarder pendant des mois le retour des règles après l’accouchement ; c’est normal.
7. L’arrêt de la pilule ou d’autres médicaments
Après l’arrêt de la pilule ou des injections hormonales, le cycle peut mettre un certain temps à redevenir régulier. D’autres médicaments peuvent aussi agir sur les règles ; signalez à votre médecin tout ce que vous prenez.
8. L’approche de la ménopause ou l’insuffisance ovarienne prématurée
Après 40 ans, le cycle devient progressivement irrégulier. Si les règles s’arrêtent avant 40 ans avec des bouffées de chaleur ou une sécheresse vaginale, il faut vérifier la réserve ovarienne.
9. Des causes moins fréquentes
Comme une maladie grave, des adhérences dans l’utérus après un curetage antérieur, ou d’autres maladies chroniques.
Les signes qui peuvent accompagner le retard et orienter vers la cause
· Acné et pilosité excessive : peuvent évoquer des ovaires polykystiques.
· Écoulement de lait par les seins ou maux de tête : peuvent évoquer une prolactine élevée.
· Palpitations, grande fatigue ou variation de poids inexpliquée : peuvent évoquer un problème de thyroïde.
· Bouffées de chaleur et sueurs nocturnes : peuvent évoquer une baisse des hormones ovariennes.
Quand consulter ?
· Si vous n’avez pas eu de règles depuis trois mois ou plus.
· Si vous essayez de concevoir et que vos cycles sont irréguliers.
· Si l’un des signes ci-dessus apparaît.
· En cas de douleur abdominale intense ou de saignement anormal : consultez sans attendre.
Les examens que le médecin peut demander
· Un dosage sanguin de l’hormone de grossesse.
· Un bilan hormonal : thyroïde, prolactine et hormones ovariennes.
· Une échographie de l’utérus et des ovaires.
Le traitement dépend de la cause : changements du mode de vie et du poids, traitement de la thyroïde ou de la prolactine, prise en charge des ovaires polykystiques, ou induction de l’ovulation pour les femmes qui désirent une grossesse.
Pour en savoir plus, lisez nos articles sur [le syndrome des ovaires polykystiques](/fr/symptômes-causes-et-traitement-du-syndrome-des-ovaires-olykystiques-sopk/) et sur [le stress et l’ovulation](/fr/stress-et-ovulation-un-dialogue-caché-entre-le-cerveau-et-les-ovaires/).
Cet article est fourni à titre d’information générale et ne remplace pas une consultation médicale.
Je tiens à remercier le Dr Najeeb Layyous et la Dre Alaa pour le suivi qui a conduit, si Dieu le veut, à une grossesse. Vraiment parmi les meilleurs médecins, surtout dans leur attitude — respectueux et dignes. Et à l’équipe — Lina, Dina et Shireen — excellentes dans leur travail, courtoises et toujours souriantes. Merci à toutes et à tous.